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Changer sa colonne de douche paraît souvent assez simple au premier regard. Après tout, l’équipement est visible et les raccordements sont déjà présents dans beaucoup de salles de bain. Pourtant, la difficulté réelle dépend surtout de ce qui se trouve derrière l’ancien matériel et de l’état de la plomberie. Certains remplacements peuvent être réalisés sans difficulté particulière, alors que d’autres nécessitent rapidement des adaptations. Avant de sortir les outils, mieux vaut donc savoir précisément ce que la pose implique.
Sommaire
Ce qui est accessible en bricolage et ce qui ne l’est pas
Dans une salle de bain où les arrivées d’eau sont déjà correctement placées, les colonnes de douche Grohe de chez x2o peuvent être installées par une personne habituée aux petits travaux de plomberie. Lorsque le nouveau modèle reprend une configuration proche de l’ancien, il faut essentiellement retirer l’équipement en place, préparer les raccords, fixer la barre et installer le mitigeur. Rien d’insurmontable, à condition de travailler méthodiquement et de suivre les indications propres au modèle choisi.
Tout se complique lorsque la nouvelle colonne ne correspond pas exactement à l’installation existante. Si les sorties d’eau sont mal positionnées ou si une canalisation doit être déplacée, il ne s’agit plus d’un simple montage. Le chantier peut alors demander de reprendre une partie de la plomberie. Dans ces situations, les compétences d’un plombier deviennent beaucoup plus utiles.
Quelques mesures peuvent éviter bien des complications
Avant de retirer l’ancienne colonne, il est préférable de comparer ses dimensions avec celles du modèle qui doit la remplacer. L’écartement entre les arrivées d’eau mérite notamment toute votre attention. Sur de nombreuses installations murales, l’entraxe entre les raccords est d’environ 150 mm, mais ce repère ne dispense pas de vérifier les dimensions indiquées pour la référence achetée. Quelques millimètres peuvent parfois suffire à rendre le montage moins évident.
La hauteur disponible est tout aussi importante, surtout lorsqu’une large douche de tête est fixée au sommet d’une barre rigide. Elle doit pouvoir prendre place sans se retrouver trop près du plafond. Il faut également regarder où tombera la fixation supérieure par rapport aux anciens trous. Faire ces vérifications avant le démontage évite de découvrir au dernier moment qu’un nouveau perçage est nécessaire ou que la colonne doit être installée à une hauteur différente de celle prévue.
Le mur réserve parfois plus de difficultés que la plomberie
Le raccordement attire naturellement l’attention, mais la fixation au mur peut finalement représenter la partie la plus délicate. Dans une douche carrelée, le perçage doit être propre pour ne pas fissurer le revêtement. Il faut également employer une fixation adaptée au support. Un mur en béton, une cloison creuse ou une plaque de plâtre ne se travaillent pas de la même manière, surtout lorsqu’ils doivent supporter une barre et une douche de tête utilisées quotidiennement.
Une autre difficulté reste invisible avant de commencer : les réseaux cachés derrière le revêtement. Une canalisation d’eau ou un câble électrique peuvent passer exactement à l’endroit où une nouvelle fixation semble nécessaire. Reprendre les anciens trous lorsqu’ils conviennent est évidemment plus simple. Si ce n’est pas possible, mieux vaut s’assurer de ce qui se trouve derrière le mur avant de percer. Cette précaution prend quelques minutes, mais elle peut éviter une réparation beaucoup plus lourde.
Une colonne thermostatique demande quelques vérifications supplémentaires
Avec un modèle thermostatique, quelques vérifications restent nécessaires une fois la colonne installée. Le mitigeur doit notamment fournir une température cohérente avec celle indiquée sur la poignée. Sur certains modèles, un repère de sécurité autour de 38 °C limite les changements de température trop brusques. Lors du premier essai, il suffit donc de laisser couler l’eau quelques instants et de vérifier que la température obtenue correspond bien au réglage choisi. Si ce n’est pas le cas, un ajustement peut être nécessaire pour retrouver un fonctionnement confortable et régulier.
La remise en eau permet aussi de contrôler que tout a été correctement monté. Il faut regarder attentivement les raccords pour vérifier qu’aucune fuite n’apparaît, puis tester les différentes fonctions de la colonne, comme la douchette et la douche de tête. Si quelques gouttes sont visibles au niveau d’un raccord, mieux vaut chercher leur origine avant de serrer davantage. Un joint mal placé ou une pièce légèrement de travers peuvent suffire à provoquer une petite fuite. Ce contrôle immédiatement après l’installation permet de corriger rapidement le problème et d’utiliser ensuite la douche sans mauvaise surprise.
Le plombier devient utile lorsque la pose dépasse le simple remplacement
Faire appel à un plombier devient surtout pertinent lorsque la pose demande plus qu’un simple remplacement. Le professionnel peut vérifier l’état des arrivées d’eau, adapter les raccordements si le nouveau modèle ne correspond pas parfaitement à l’ancienne installation et intervenir proprement en cas de tuyauterie ancienne ou abîmée. Il sait aussi repérer plus rapidement l’origine d’une fuite ou d’un défaut d’étanchéité, ce qui évite de multiplier les essais et les démontages.
L’intervention d’un plombier permet aussi d’aborder la fin de la pose avec davantage de sécurité. Après l’installation, il peut remettre l’eau en service, vérifier que la colonne fonctionne normalement et s’assurer qu’aucune anomalie n’apparaît au niveau des raccords. Ce contrôle est particulièrement utile lorsque l’on souhaite éviter les mauvaises surprises après les premières utilisations. Faire appel à un professionnel permet ainsi de bénéficier d’une installation immédiatement fonctionnelle, sans avoir à revenir sur le montage quelques jours plus tard.